Non, la procrastination n’est (toujours) pas un vilain défaut | TF1 INFO

LCI - 13/03
[VIDÉO] Sept Français sur dix reconnaissent qu'ils procrastinent de temps en temps. Une étude nous apprend que la procrastination dépend de notre faculté d'équilibrer le biais de "pondération de Valence". Qu'est-ce que c'est ? Les explications de Benjamin Muller dans Bonjour ! La Matinale TF1. - Non, la procrastination n’est (toujours) pas un vilain défaut (Sujets de société) - TF1 INFO

Sept Français sur dix reconnaissent qu'ils procrastinent de temps en temps.
Une étude nous apprend que la procrastination dépend de notre faculté d'équilibrer le biais de "pondération de Valence".
Qu'est-ce que c'est ? Les explications de Benjamin Muller dans Bonjour ! La Matinale TF1.

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Bonjour ! La Matinale TF1

La procrastination, c’est l’art de remettre à plus tard ce que l’on peut faire tout de suite. Souvent confondu avec la paresse ou à un manque d’organisation, ce comportement est très courant et il n’a rien à voir avec une flemme compulsive. Benjamin Muller nous en dit plus dans Bonjour ! La Matinale TF1.

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Le verre à moitié vide ou à moitié plein

Ce n’est pas parce que vous remettez à demain vos tâches administratives ou votre repassage que vous êtes fatalement un paresseux. D’ailleurs, selon un sondage Opinion Way, 7 Français sur 10 avouent procrastiner de temps en temps. D’après une étude de l'Ohio State University, la procrastination dépend de la tendance de chacun à prioriser les attitudes négatives ou positives. Cette faculté à équilibrer les tâches ou les situations désagréables ou agréables s’appellent le "biais de pondération de Valence". En gros, c’est la capacité à voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. 

Les procrastinateurs sont aussi des personnes qui doutent beaucoup. Dans l’angoisse de mal faire, ils préfèrent remettre à plus tard. Douter n’est pas une mauvaise chose. Lorsqu’on ne doute pas, "on tergiverse moins, on réfléchit moins et le risque, c'est de faire du vite-fait", explique Benjamin Muller. 

Procrastination, une explication neurologique

L'explication est aussi neurologique. Chez un procrastinateur, plus l’échéance est lointaine, moins l’effort paraît coûteux et moins la récompense semble gratifiante. Selon une équipe composée de chercheurs de l’Inserm, du CNRS, de Sorbonne Université et de l’AP-HP au sein de l’Institut du Cerveau, la procrastination "peut s’expliquer par la tendance de notre cerveau à décompter plus vite les coûts que les récompenses".

Par ailleurs, dans une société où tout va beaucoup trop vite, ce n’est pas une mauvaise chose de remettre à plus tard certaines tâches pour se focaliser sur autre chose. Pour la psychanalyste Sophie Braun, il y a une bonne procrastination et une mauvaise procrastination. L’autrice de "La tentation du repli" explique "quand la pression du monde est trop lourde et que l’on a trop de chose sur les épaules, on peut remettre au lendemain". Et d’alerter "attention à quelle chose, on remet au lendemain. Pas ce qu’il y a de plus précieux pour soi, pas ce qui nous anime et qui nous rend vivant".

Sabine BOUCHOUL | Chronique : Benjamin MULLER

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